Au Canada, on estime que 2 millions d'animaux font l'objet d'expériences, 7 millions en France, 17 millions aux Etats-Unis, 800 millions à travers le monde. Dans les laboratoires canadiens, 90 % des animaux utilisés sont des rats, des souris, des poissons ou de la volaille ; 18 espèces animales différentes servent pour la recherche (85,5%), pour des tests de produits (9,5%) et dans l'enseignement (5%). Nombre d'animaux deviennent des victimes de la science : chats, chiens, primates, grenouilles, insectes, oiseaux, lapins, des veaux et leur mère, des cochons, des hamsters, etc.
LES SOURCES D'APPROVISIONNEMENT EN ANIMAUX DE LABORATOIRE SONT CONNUES
Certaines le sont, d'autres font partie d'un commerce illicite. Les animaux proviennent de zoos, de chenils spécialisés ou de colonies d'élevage où ils se reproduisent selon des spécifications précises. Charles Rivers de St-Constant, par exemple, produit chaque année un million et demi de rongeurs exempts de tout «contact viral ». D'autres compagnies fournissent des lapins exempts de certaines maladies, des rats obèses, des cobayes sans système immunitaire, des primates hémophiles, etc.
De nombreux primates sont capturés dans la nature en Malaisie, en Indonésie, aux Philippines, en Chine, en Amérique du Sud et en Afrique. Dans certains cas, un ou deux singes sur dix capturés survivent au voyage vers les laboratoires. À cause de ce commerce, plusieurs espèces sont en voie de disparition. Entre 1954 et 1960, plus de 1,500,000 primates de toute espèce ont payé de leur liberté et de leur vie leur contribution au contrôle des vaccins contre la poliomyélite. Les États-Unis sont les plus grands importateurs mondiaux de primates : 13 à 17,000 par année.
Présentement, il y a plus de chimpanzés dans les laboratoires qu'il n'y en a en liberté. Des chiens et des chats sont aussi kidnappés et volés. Selon le Dr James B. Wyngaardeen de l'American National Institute of Health, plus de 200,000 animaux domestiques sont ramassés dans les rues des États-Unis afin d'alimenter le lucratif marché de la vivisection. On retrouve le même phénomène au Canada.
On teste sur les animaux de laboratoire des produits domestiques (savons, crèmes, parfums, shampooings, etc.), des produits chimiques destinés à la consommation (encres, peintures, détergents, lubrifiants, etc.), des pesticides, des armes (nucléaires et autres). Certains animaux subissent plusieurs expérimentations durant des jours, des mois ou même des années. Privations d'oxygène, de sommeil. Créations d'anxiété, d'agressivité, de folie, hypertension par compressions ou blessures d'artères. Transplantations, greffes de têtes ou d'organes, décharges électriques, tumeurs provoquées par des coups, cancers produits par des substances chimiques, absorptions forcées de drogues ou d'alcool, noyades forcées, prélèvement de sang dans le coeur ou les oreilles. Des singes sont projetés contre les murs, des chiens, des singes des lapins ligotés que l'on fait fumer de force, des souris maintenues devant des cigarettes qui se consument, des chevaux recevant des injections de nicotine.
Des chercheurs américains ont séparé dès la naissance des chatons de leur mère. À la fin de l'expérience, les vivisecteurs ont conclu que les chatons séparés miaulaient plus que les chatons non séparés, et, que dans les miaulements des chiots séparés, on détectait une détresse émotionnelle.
À l'Université de Californie, 1,000 chiens ont été nourris d'aliments contenant des doses de radiations 200,000 fois plus fortes que celles que pourraient supporter des humains se trouvant dans une zone de retombées radioactives. Les terribles brûlures internes comme externes furent utilisées pour étalonner les effets radioactifs des futurs engins nucléaires.
Un chercheur américain donna à des rats plus de 15,000 chocs électriques pendant 7 heures. Plus tard, le vivisecteur chauffa le plancher de la cage jusqu'à ce que les rats prisonniers sautent et se lèchent les pattes, à mesure que l'environnement devenait de plus en plus chaud.
Pour les tests de toxicité (comme le DL-50/dose létale 50%), on gave un groupe d'animaux - entre 20 et 200 - d'une substance (cire à planchers, nettoyant pour le four, etc.) jusqu'à ce que la moitié des sujets succombent, peu importe la quantité de substance qu'ils auront absorbée. Les symptômes éprouvés par l'animal pendant les quatorze jours que dure ce traitement vont de l'étouffement, des vomissements et des saignements des yeux, du nez et de la bouche, aux troubles respiratoires, aux convulsions, au déchirement d'organes et à la paralysie. Les survivants sont alors tués pour fins d'examens ou utilisés pour d'autres expériences.
Ligue Française Contre la Vivisection, 84 rue Blanche, 75009 Paris, France
Société Nationale pour la Défense des Animaux, B.P. 94301, Vincennes, Cedex, France
Ligue Internationale Médecins pour l'Abolition de la Vivisection, c/o Dr Vernon Coleman, Lynmouth Devon EX35 6EE
CIVIS, Via Motta 51 CH6900, Mussagno-Lugano, Suisse
CIVITAS, P.O. Box 26, Swain, N.Y. 14884, U.S.A.
American Anti-Vivisection Society, Suite 204, Noble Plaza, 80l Old York Road, Jenkintown, Pa 19046-1685, U.S.A.
National Anti-Vivisection Society, 53 West Jackson Blvd., Chicago, Illinois 60604-3795
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Maintenant , un autre article :
Ne pas craindre d'utiliser l'argument scientifique
Ou pourquoi il ne faut pas se laisser impressionner par la science.
Traduction du début d'un texte paru dans le numéro 137 du magazine Outrage de l'association britannique Animal Aid.
Guère étonnant que des sujets tels que l'expérimentation animale fassent l'objet de débats aussi âpres. En effet, n'importe quelle pratique justifiant que l'on aveugle, empoisonne ou ébouillante de manière délibérée des créatures vivantes ou qu'on leur provoque sciemment des maladies douloureuses déclenchera inévitablement une vive répulsion chez les personnes faisant preuve de compassion et d'attention envers le monde du vivant. Mais les arguments contre l'expérimentation sur les animaux ne concernent pas que la cruauté. De solides objections scientifiques doivent aussi être formulées à son encontre. Cet aspect est particulièrement important car ceux qui défendent ces pratiques tentent toujours de justifier ce qu'ils font en prétextant qu'il s'agit d'un choix entre épargner des animaux dans les laboratoires ou sauver des enfants de maladies et de la mort.
Le problème est que, pour les personnes éventuellement amenées à prendre la parole en public, l'argumentaire scientifique peut paraître intimidant et complexe, nécessitant des connaissances spécifiques et une formation scientifique. En fait, il n'y a réellement rien à craindre. C'est une simple question de bon sens. Il y a deux principes fondamentaux que tout le monde peut utiliser lors d'un débat ou d'un discours en public. Le premier principe est que les animaux sont biologiquement très différents des humains. Le second est que les animaux de laboratoire sont en bonne santé au début des expériences et qu'ils doivent être rendus malades de façon artificielle. Ce qui n'est pas le cas pour les humains, dont l'état de santé est généralement lié à de nombreuses années d'une mauvaise hygiène de vie et à une dégénérescence.
Il y a des limites à ce qu'une personne seule peut réaliser. Cependant, en associant les efforts et les idées d'un groupe de gens, il est possible d'entreprendre des campagnes efficaces et de grande ampleur. De telles campagnes nécessitent des compétences, de la stratégie, de la tactique et des idées.
Il y a plus de chances de réunir toutes les conditions requises au sein d'un groupe que chez un seul individu. En effet, même si celui-ci se trouve être un militant accompli, le travail sera plus efficace si d'autres personnes s'mpliquent et y prennent part. Les groupes locaux permettent de faire descendre la lutte pour les droits des animaux dans la rue et jusque chez les gens. Plus les groupes seront nombreux à s'engager dans ce combat, plus nous aurons d'impact.
Former un groupe local demande un planning et une organisation minutieuse. Il y a aujourd'hui plusieurs centaines de groupes de ce type à travers le Royaume Uni qui ont commencé à partir de rien, avec juste une ou deux personnes désireuses de s'impliquer davantage. De nouveaux groupes se forment régulièrement, et bien que vous puissiez trouver écrasante la tâche à accomplir, vous n'êtes pas seul(e) !
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