AVIS A CEUX QUI DISENT QUE PARLER DE LA FOURRURE NE SERT A RIEN :
Heum , bon on va tout reprendre au début ...
1-Vous croyez que les gens portant de la fourrure ne sont pas nombreux ?
2-Vous croyez que la fourrure n'est pas faite à partir d'animaux ?
3-Vous croyez qu'on ne pourra rien y changer ?
1-
Extrait du site : cliquezLa demande pour le vison, le renard, le chinchilla et le lapin a atteint le niveau le plus élevé depuis 15 ans au fur et à mesure que le désir d'afficher ses richesses augmente et que la peur des critiques des amoureux des animaux diminue. L'un des symboles les plus controversés d'un niveau de vie élevé est réapparu après deux décennies de discrédit pour réchauffer à nouveau les épaules des nantis.
La fourrure, au-delà de son rejet durant une grande partie des années 1980 et 1990, a subi un changement d'image, avec la vente de fourrures comme le vison, le renard, le chinchilla et le lapin au plus haut depuis 15 ans. Selon les chiffres donnés par l'Association du Commerce de la Fourrure Britannique (BFTA),
les ventes de fourrure en Grande-Bretagne ont augmenté de 35 % l'année dernière.
Le vison, le petit préféré d'Hollywood jusqu'à ce qu'il devienne le centre d'intérêt des militants pour le bien être animal dans les années 1980, a subi le revers de médaille le plus significatif.
Le vison représente 50 % de la vente mondiale, toutes fourrures confondues, qui dépasse aujourd'hui 5.9 milliards de livre sterling, le chiffre le plus haut depuis 1989.
La hausse des ventes de fourrure au Royaume-Uni est estimée être passé de 127 millions en 2001-02 à 177 millions de livre sterling aujourd'hui. Bien que la demande augmente en Grande-Bretagne, seulement 5 % du total de l'Union Européenne, les fourreurs regardent le Royaume-Uni comme un nouveau marché lucratif, maintenant que la traditionnelle antipathie du pays vis-à-vis de la fourrure semble disparaître.
Une enquête menée par
Saga Furs, qui fournit 60 % des visons d'élevage et 80 % des renards d'élevage dans le monde, déclare également que la demande pour la fourrure vient des femmes plus jeunes et plus sensibilisées à la mode, avec une moyenne d'âge de la consommatrice qui a chuté de 49 à 35 ans en 6 ans.
"Depuis 1997, la fourrure revient sous les feux de la rampe, et cela commence à atteindre les consommateurs", affirme un porte-parole de BFTA.
"Les consommateurs regardent les vêtements faits de ou taillés dans la fourrure comme des articles de mode." Les gens veulent se faire leur propre opinion sur ce qu'ils portent et ne veulent pas se faire dicter quoi faire par les militants pour les droits des animaux. Je ne pense pas que les gens entrent dans les magasins et voient la fourrure comme un problème politique. "
Bien que la fourrure ait longtemps été plus tabou en Grande Bretagne que dans des pays tels que l'Italie ou la Russie, il semble que les stigmates disparaissent alors que les consommateurs deviennent indifférents aux tactiques choquantes employées par les groupes anti-fourrure.
La garde robe des stars de films et de hip hop, ainsi qu'une attitude plus relâchée dans les magazines de mode tels que Vogue, ont aussi encouragé les consommateurs à oublier leurs consciences morales.
"Les célébrités étaient, à une époque, complètement opposées à la fourrure, mais un changement radical fut amené par des gens comme
Gwyneth Paltrow, Puff Daddy et Jennifer Lopez" explique Sandra Halliday, de Worth Global Style Network. Nous sommes à une période de consommation "tape à l'oeil", et la fourrure en fait partie, puisque les célébrités ont voulu être plus étincelantes. La fourrure coûte cher, et peu importe ce que vous en direz moralement, cela veut dire : "J'ai beaucoup d'argent." Les consommateurs veulent utiliser cela.
Sandra Halliday ajoute que de nombreuses femmes qui se sont, dans un premier temps, senties gênées ou coupables de porter de la fourrure, ont apaisé leur conscience en achetant des manteaux ou des vestes usagées et vieilles de plusieurs années.
"Nous remarquons cela dans les prix ; la vente d'une fourrure de deuxième main qui aurait coûté 10 livres sterling il y a dix ans, vaut aujourd'hui environ 40 livres sterling," dit-elle, "Cela va de paire avec le fait que la fourrure est beaucoup utilisée pour agrémenter les vêtements, la mentalité anti-fourrure en souffre. Beaucoup de femmes vont acheter de la fourrure en pensant : "Oh, cela ne compte pas !" Elles ne s'attendent plus à ce qu'on leur jette de la peinture rouge. "
Dawn Carr, la porte-parole de
Personnes pour le Traitement Ethique des Animaux (PETA) au Royaume-Uni, affirme que le manque d'étiquetage adéquat, ainsi que la vente d'excellente imitation de fausse fourrure signifie que beaucoup de consommateurs achèteraient de la vraie fourrure involontairement.
Elle déclare :
"De nos jours, il peut être difficile de différencier la fausse fourrure de la vraie. Nous voulons voir un étiquetage qui indique exactement combien d'animaux ont été tués pour chaque vêtement. Nous avons entendu les cris de la fourrure est de retour venant de l'industrie de la fourrure durant les dix dernières années, mais je ne pense pas que la cruauté revienne un jour à la mode. Je pense que se sont des gens qui s'imaginent qu'il est acceptable de tuer de petites créatures à poils, pour le profit et la vanité, mais je ne pense pas que l'on puisse se fier à leurs chiffres de ventes."
Ce mois-ci, PETA s'est concentré sur Daimler Chrysler, qui, d'après eux, utilise beaucoup trop de cuir dans ses voitures. PETA a connu un certain succès lorsqu'à la fin de l'année dernière la grande chaîne de magasins
ZARA mit fin à l'approvisionnement de fourrures de lapins, suite à une longue campagne.
L'association a aussi persuadé la chanteuse pop, Britney Spears, de poser pour l'une de leurs affiches l'année dernière, bien que des campagnes similaires furent ébranlées lorsque deux de leurs porte-paroles, les mannequins Naomi Campbell et Cindy Crawford, portèrent par la suite de la fourrure lors de défilés.
PETA créa un scandale en Décembre, lorsque le groupe distribua des tracts aux enfants qui assistaient au spectacle de Casse Noisette en Amérique, on pouvait lire : "Ta maman tue des animaux." En tout cas, de telles méthodes n'ont pas touché les nouveaux créateurs. Georgio Armani, qui refusait d'utiliser des produits animaux autres que le cuir, a inclus de la fourrure dans sa dernière collection. Des créateurs plus jeunes tels que Julien Macdonald, qui ont été sollicités avec des échantillons de fourrure gratuits depuis 1996, sont totalement immunisés contre les griefs des manifestants pour le bien être animal. Frank Zilberkweit, à qui appartient Hockley, un des plus grands détaillants de fourrure de Grande-Bretagne, a déclaré : "Il y a une raison pour laquelle les ventes de fourrure ont augmenté, c'est parce maintenant que toutes les maisons de haute couture en utilisent."
Plus de 300 créateurs internationaux utilisent de la fourrure dans leur collection, en comparaison à 40 en 1985.
Nous atteignons un point où la demande arrive à un niveau que nous n'avions pas vu depuis le milieu des années 1980, quand le style Dallas et Dynastie étaient à la mode," affirme Mr Zilberkweit. "Mais le manteau de fourrure qui traîne à terre est dépassé. Maintenant nous voyons des jupes, du mobilier d'intérieur, taillés dans la fourrure."
Un porte-parole de la RSPCA (équivalent SPA) disait hier : "
Ce qui nous inquiète c'est que si les ventes de fourrure augmentent, la cruauté augmentera avec."
L'élevage pour la fourrure a été interdit en Grande Bretagne depuis Janvier 2002
2-
Chaque année, plus de
30 millions d'animaux, principalement visons, renards, lapins et chinchillas, sont emprisonnés dans les élevages intensifs
Le Danemark est en tête des pays producteurs de peaux de vison (plus de 10 millions de visons sont élevés dans ce pays chaque année) tandis que la production des peaux de renard est dominée par la Finlande (plus de
4 millions).
La France importe principalement des peaux brutes d'animaux et les exporte tannées. Selon le dernier recensement (association AFEV) datant de 1999, la production de vison sur le territoire national est de
200.000 peaux de visons. En 1993, le recensement était de
70.000 peaux.
La vie de ces animaux n'est faite que de souffrance et de détresse. Ils sont entassés avec 3 autres congénères, des mois durant, dans de minuscules cages grillagées sans litière. Une cage typique abrite en moyenne 4 visons et mesure seulement
75 x 30 x 38 cm de hauteur, tandis que la cage des renards fait
108 x 113 x 72 cm.
Dans leur habitat sauvage, les visons défendent des territoires pouvant couvrir jusqu'à 9 hectares tandis que les renards arctiques sont réputés pour couvrir un territoire situé entre 800 et 6000 hectares, dans leur toundra native.
Les conditions carcérales épouvantables provoquent de profonds troubles psychotiques poussés jusqu'à l'automutilation et au cannibalisme. Tous ces animaux forcés à vivre en cage sont naturellement craintifs (ils ne sont pas habitués au contact avec l'homme), sauvages et certains solitaires, comme le vison.
Les visons et les renards sont nourris d'une charogne tellement infecte qu'elle est même impropre à l'industrie alimentaire pour animaux familiers. Cette mixture d'abats entre autres organes avariés met en danger leur santé à cause de la contamination bactérienne. Les petits nouvellement sevrés sont particulièrement vulnérables à l'intoxication alimentaire que ce régime peut causer.
Comme pour tout élevage intensif, les animaux d'élevages pour leur fourrure sont beaucoup plus sensibles aux maladies que leurs homologues en liberté. Des maladies contagieuses comme l'entérite virale et la pneumonie circulent de cage en cage. Les animaux sont souvent infestés de parasites, comme les puces, tiques, poux, mites ainsi que des larves de mouches, attirés par la pile d'excréments qui reste sous les cages pendant des mois.
Les cages sont entreposées dans des hangars ouverts, fournissant peu de protection contre les éléments (vent, soleil...). Tandis que dans la nature, ces animaux peuvent s'abriter dans un terrier. Les fourrures des animaux servent à les maintenir au chaud en hiver, mais l'été est redoutable, particulièrement pour les visons, parce qu'ils n'arrivent pas à refroidir leurs corps sans s'immerger dans l'eau.
En effet, les visons en liberté, passent de 60 à 70 % de leur temps dans l'eau, sans cela la salivation, respiration et température de leur corps augmentent dramatiquement. Le système de provision d'eau potable donne de l'eau, au compte-goutte (quand il marche), il est donc impossible pour eux de lutiliser comme "douche".
Dans leurs cages, les visons courent continuellement de long en large et font sans cesse des mouvements circulaires de la tête autour de la tétine de l'abreuvoir ; ce comportement peut durer jusqu'à 6 heures par jour.
Tout comme les visons, les renards d'élevage souffrent de diverses maladies et de comportements anormaux. Angoissés et apathiques, ils se tiennent à plat ventre dans les cages sans bouger ou ils tremblent de peur en voyant des humains, défèquent et tentent de se cacher au fond de la cage. De 10 à 20% des mères rongent la queue de leurs petits ou les mangent.
Par manque d'exercice, les renards développent de longues griffes, inconfortables sur les fils métalliques des cages et se blessent les pattes. Dotés d'un fin odorat, ils vivent dans d'épouvantables odeurs, puisque les renards délimitent leur territoire en urinant et qu'ils agissent de même en captivité.
Contraints de s'accoupler contre leur gré, dans un environnement artificiel, les renards se battent avec violence. Pour contrer ces comportements, les éleveurs ont recours à l'insémination artificielle. Les infections de l'utérus sont alors fréquentes. Par exemple, en 1991, dans certaines fermes finlandaises, la mortalité des renardes inséminées atteignit 30 à 50 %.
Les renardeaux naissent au printemps pour être tués en automne. Les renards gardés pour la reproduction peuvent vivre plusieurs années dans ces conditions de captivité lamentables.
Il n'y a pas de loi réglementant la façon de tuer les animaux élevés pour leur fourrure. Les méthodes principalement choisies, non pas parce qu'elles sont moins douloureuses mais simplement parce qu'elles n'abîment pas le pelage, sont : le gazage (type : oxyde de carbone), la brisure des vertèbres cervicales, l'électrocution (en insérant 2 électrodes, l'une dans la gueule et l'autre dans l'anus) ou l'injection chimique (type : strychnine).
Les méthodes de gazage, d'électrocution et d'injection se sont souvent révélées inefficaces pour tuer les animaux, beaucoup se "réveillant" pendant qu'ils étaient en train de se faire écorcher.
La seule préoccupation des éleveurs est de faire un maximum de profit en investissant le minimum d'argent. Le bien-être des animaux est bien le cadet de leur souci. Une nourriture déplorable, des parasites, le manque d'hygiène, d'eau, de litière et d'abris contre la chaleur ou le froid, le stress poussé jusqu'à la démence... toutes ces souffrances n'affectent pas la qualité du pelage.
Les animaux naissent au printemps et sont tués 8 mois après (alentour de décembre) quand apparaît leur premier pelage d'hiver. Les éleveurs savent (pas le grand public, malheureusement) qu'il n'y a donc aucun rapport entre l'état de leur fourrure après la mue et les conditions d'élevage.
En résumé, qu'ils soient bien ou mal traités, les animaux auront une fourrure toute neuve à l'arrivée de l'hiver, alors, pourquoi améliorer les conditions de vie des animaux, puisque cela impliquerait d'investir un peu d'argent ? Le cynisme et la cupidité des éleveurs d'animaux pour leur fourrure ne sont pas bien différents de ceux des éleveurs d'animaux pour leur viande et ses dérivés.
À partir de 2005, les élevages de renards seront interdits aux Pays-Bas, tandis qu'en 2000, le Parlement britannique a voté une loi : "The fur Farming (Prohibition) Act", qui proscrit en Angleterre et au Pays de Galles, l'élevage d'animaux uniquement pour leur fourrure.
Au nom de l'éthique et du devoir au respect de la vie, le gouvernement français doit prendre exemple sur cette courageuse décision et interdire également l'élevage des animaux pour le commerce de la fourrure.
3-Enfin , le fait de dire que ce que l'on fait ne servira à rien est complétement stupide , étant donné que nous essayons de faire quelque chose , contrairement aux personnes qui disent ça . Le fait de mettre des affiches , de faire des trackts , même des badges et adhérer à des assoc' , signer des pétitions , sert à quelque chose ! Alors si vous croyez que cela ne sert à rien , ce sont plutôt les personnes comme vous qui ne servent à rien .
Savez-vous combien d'animaux sont tués?
xPour un manteau en loup :
3 à 5
xPour un manteau en renard :
10 à 24
xPour un manteau en loutre :
20 à 30
xPour un manteau en vison :
36 à 65
xPour un manteau en hermine:
180 à 240
ATTENTION :vous pouvez être complice de cette cruauté lors de vos achats vestimentaires. Un exemple, une paire de moufles pour enfant, un parka peut comporter sur le bord de la capuche, aux poignets, quelques empiècements de fourrure. Vérifiez la composition de votre vêtement. La fourrure réapparaît insidieusement. Alors que vous êtes persuadé d'acheter du synthétique vous vous retrouvez à porter la peau d'un animal, y compris chien et chat, qui n'a connu que la souffrance.
Vérifiez la provenance.
Certaines entreprises utilisent des peaux (teintées) d'animaux domestiques provenant de Chine ou de Corée du Sud.